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	<title>Kazimierz Nowak &#187; FRANÇAIS</title>
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	<description>Pionier polskiego reportażu</description>
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		<title>La biographie</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 1937 22:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Łukasz Wierzbicki</dc:creator>
				<category><![CDATA[FRANÇAIS]]></category>

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		<description><![CDATA[Kazimierz Nowak naît le 11 janvier 1897 à  Stryj en Pologne dans la région de Podole. Après la première guerre mondiale,  il s’installe à Poznań où il est employé par une compagnie d’assurance.  Durant cette période il traversera la Pologne à vélo, réalisant ainsi sa  passion pour le voyage et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><a href="http://www.KazimierzNowak.pl/biografia/kazimierz-nowak-portret/" rel="attachment wp-att-18" title="Kazimierz Nowak - portret"><img src="http://www.kazimierznowak.pl/wp-content/portret.thumbnail.jpg" alt="Kazimierz Nowak - portret" align="left" border="0" hspace="10" vspace="10" /></a><strong>Kazimierz Nowak</strong><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"> naît le 11 janvier 1897 à  Stryj en Pologne dans la région de Podole. Après la première guerre mondiale,  il s’installe à Poznań où il est employé par une compagnie d’assurance.  Durant cette période il traversera la Pologne à vélo, réalisant ainsi sa  passion pour le voyage et la photographie. Le 19 mars 1922 il épouse Maria Górcik.<span>   </span>La même année naît leur fille Elizabeth, puis en janvier 1925 viendra  au monde leur fils, Romuald.<o:p><br />
</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span id="more-235"></span><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR">Pendent la crise, en<span>   </span>mars 1925 Nowak prend la décision de quitter le pays pour gagner sa vie  en travaillant en tant que correspondent et photographe. Il effectue deux  voyages en Europe, il traverse la Hongrie, L’Autriche, L’Italie, la Belgique,  les Pays Bas, la Roumanie, la Grèce et la Turquie à vélo. En 1928, il atteint  La Tripolitaine en Afrique du Nord, où la guerre fait rage. Les soucis de santé  et le manque d’argent l’obligent alors à rentrer en Pologne. Pourtant, il  se fait la promesse de revenir pour traverser le continent africain du nord au  sud. Tout en se préparant à l’expédition, il continue de voyager à vélo  en Pologne, puis se rend en France. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR">Il entreprendra le voyage en  1931, d’abord en train jusqu’ à Rome, puis à vélo jusqu’à Naples,  d’où il traversera en bateau la Mer Méditerranéenne, ainsi le 26 novembre  il atteint à nouveau le Continent Noir. Sur son vieux vélo de 7 ans, il se  dirige alors de Tripoli vers le Cap des Aiguilles, plus de 12 mille kilomètres  en direction du sud. Son arrivée la veille de Pâques 1932 à<span>   </span>l’Oasis Maradah provoque la panique chez les gardes du Commandement de  la Zone: personne n’arrive à comprendre ce que fait en plein désert un  cycliste solitaire venu de Pologne. Les autorités italiennes, étant donné la  situation instable en Cyrénaïque, demandent à Nowak de changer son itinéraire  et de se rendre à Alexandrie en Egypte par Benghazi. Une fois arrivé, le  voyageur reprend la direction du sud. Il longe le Nil, suit la route des Grands  Lacs Africains et s’avance de plus en plus profondément dans ce Continent  vivant au rythme de sa propre vie inexplorée. Ici, on n’entend que de très  loin les échos des événements se déroulant dans le reste du monde –<span>  </span>la Grande Crise, le fascisme en Europe – tout cela paraît  si irréel face aux épidémies ravageant le continent ou aux menaçantes nuées  de locuste se déplaçant dans le ciel. Nowak, voyageur solitaire, s’arrête  parfois dans des villages autochtones pour y négocier de la nourriture, ou écouter  des légendes africaines. Il rencontre les Touareg, les fellahs égyptiens, les  Chillouk vivant dans les marécages, les fiers Watussi, les Pygmées, les Boers  du Transvaal, les Hottentots, les Bushmen, les nains Babinga, les sauvages  Abasalampasu, le peuple Hausa et bien d’autres habitants exotiques du  continent,<span>  </span>partageant tous le même  destin : survivre dans le royaume<span>  </span>de  la nature. Quand il reprend sa route, le rythme des tam- tam porte d’un  village à l’autre l’histoire d’un blanc avançant en solitaire sur son étrange  engin.<o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>C’est auprès de la  communauté polonaise en Afrique et auprès des missions qu’il trouve un véritable  accueil et réconfort. En revanche, dès qu’il atteint les colonies des  explorateurs blancs d’Afrique, un sentiment de solitude l’envahit ; il  s’aperçoit qu’il existe un précipice entre lui et les employés, les  militaires, les chercheurs de richesses naturelles, les chasseurs : tous  ceux venus dans ce pays pour faire du profit, faire carrière, obtenir des trophées,  ou bien<span>  </span>pour la débauche. Sensible  à l’injustice et respectueux envers la nature vierge, il porte un regard  incroyablement critique, courageux, indépendant<span>   </span>pour l’époque<span>  </span>vis-à-vis  du comportement impérial des Européens en Afrique. Il ne se précipite pas  quand il aperçoit sur son chemin les lumières d’une ville sur l’horizon.  Au contraire. Il campe et passe encore une nuit loin des habitats, au sein de sa  chère nature africaine, exempte de toutes traces de civilisation. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>En dépit des attentes des  représentants de la Ligue Maritime et Coloniale, il ne partage pas les  ambitions coloniales de l’Etat polonais. C’est peut- être pour cette raison  que Nowak n’a jamais obtenu aucune aide matérielle, si ce ne sont des pneus,  envoyés par la société Stomil.<span>  </span>Avec  l’argent qu’il<span>  </span>gagne grâce aux  honoraires de ses reportages et photos envoyés dans les journaux polonais et  allemands, il arrive à survivre et à subvenir aux besoins de sa famille.  L’appareil photographique<span>  </span>Contax,  acheté à Poznań dans le studio de Kazimierz Greger, qu’il a reçu en  Afrique, lui permet de prendre environ 10 000 photographies pendant le  voyage. La presse locale<span>  </span>africaine  suit également ses péripéties. En avril 1934 Nowak atteint la pointe sud de  l’Afrique – le Cap des Aiguilles.<o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>Au Cap, il prend la décision  de rentrer chez lui par un autre chemin, et, toujours en solitaire, retraversera  tout le continent. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>Malgré des accès de malaria  le tourmentant, et sa poche éternellement vide, il se met en route sans tarder,  et c’est en plein désert de L’Afrique du Sud-Ouest que son vélo tombe en  mille morceaux. Kazimierz Nowak se voit offrir par Mieczyslaw Wisniewski, un  polonais habitant à Gumuchab un cheval nommé Ryś (Lynx), et il en achète un  autre nommé Żbik (le Chat Sauvage). Ryś est son cheval de selle. Quelques  jours plus tard, il échange Żbik pour Cowboy qui portera ses bagages.<span>  </span>Il parcourt 3000 kilomètres en selle, puis est accueilli  dans la fazenda du comte Zamoyski en Angola où il se sépare de ses compagnons  à quatre pattes. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>En arrivant à la rivière  Kasaï,<span>  </span>il décide de troquer ses  habits de cycliste et de cavalier pour ceux de marin.<span>   </span>Il descendra la rivière agitée et capricieuse dans un bateau construit  pour<span>  </span>lui par les indigènes, baptisé  « Poznań I » Lors d’un accident sur la cataracte du Kaveve, il  perd son nouveau moyen de transport. Forcé de parcourir à pied des centaines  de kilomètres, il arrive à<span>  </span>Lulua,  où il se procure un autre bateau, l’adapte à ses besoins et lui donne  le nom de sa femme « Maryś ».<span>   </span>En septembre 1935, à Léopoldville (Kinshasa aujourd’hui dans la République  Démocratique du Congo), il achève la période<span>   </span>de deux mois de navigation en solitaire sur les rivières Lulua, Kasaï  et Congo. Il parcourt l’étape suivante à vélo jusqu&#8217;au lac Tchad. Les  autorités de L’Afrique-Equatoriale Française ne veulent pas l’autoriser à  traverser en solitaire le Sahara, et lui demandent de continuer le voyage  en compagnie d’une caravane, ce qui lui garantirait les réserves d’eau nécessaires.  Mais Nowak se procure son propre dromadaire, loue le service d’un guide et  forme aussitôt sa propre caravane.<span>  </span>Il  passera les cinq mois suivants sur le dos balançant d’Ueli, son dromadaire,  atteignant ainsi l’Ouargla. Et c’est à vélo qu’il parcourt les derniers  1000<span>  </span>kilomètres séparant  l’Ouargla d’Alger, située au bord de la mer Méditerranéenne. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>En novembre 1936, il achève  son voyage après avoir parcouru plus de 40.000 kilomètres. Avec ses derniers  sous, il achète des vêtements (c’est l’automne en Europe) et le billet de  ferry pour Marseille. De Marseille il se rend à Beaulieu, à côté de St.  Etienne, où il passe deux semaines dans une colonie de mineurs polonais (il  s’y était déjà rendu lors de son voyage précèdent en Europe). Afin de  payer le billet de train et le transport du vélo en Pologne, il tâche de  trouver de l’argent en prenant en photos des mineurs ou en essayant de vendre  ses photos africaines. Sans succès… Il se rend à Paris, où il règle les  formalités pour l’obtention des visas lui permettant de traverser la Belgique  et l’Allemagne. Grâce à l’aide de sa femme et à la recommandation de  l’usine des pneus Stomil, il obtient un prêt de 750 francs accordé par le  consul polonais. <o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="FR"><o:p></o:p>Dans la nuit du 22 au 23 décembre  1936, il traverse la frontière entre l’Allemagne et la Pologne à Zbąszynek.<span>   </span>A Poznań, dans la pénombre d’un quai à peine éclairé, il distingue  un petit groupe de proches qui l’attend dans la foule.<o:p> </o:p> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman" lang="FR"><o:p></o:p>Après son retour à Poznań,  Kazimierz Nowak donne des conférences au cinéma Apollo consacrées à  l’ethnographie du continent africain, illustrées par ses photos. Il donne également  des conférences dans d’autres villes où il relate son voyage, entre autres  à L’Université Jagellon de Cracovie et à L’Ecole Supérieure de Commerce  à Varsovie. Il prévoit la publication de documents qu’il a rassemblés et  pense à entreprendre une autre expédition, qui cette fois-ci le mènerait en  Inde et en Asie du Sud-Est. Hélas, il ne réalisera plus ses rêves. Epuisé  par la malaria, atteint à la jambe gauche de la périostite, il subit une opération.  Lors de son séjour à l’hôpital, il attrape une pneumonie. Il meurt le 13  octobre 1937, à peine un an après son retour en Pologne.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'" lang="EN-US"><o:p></o:p></span></p>
<pre>Écrit par Łukasz Wierzbicki.
Traduit par Natasza Ponikowska.</pre>
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